
Sa musique s’apparente aux genres IDM, hyperpop, et ambient.
Il compose des pièces musicales immersives nourries par l’expérience du voyage, ouvrant des mondes invisibles où les paysages réels basculent progressivement dans l’introspection, la fiction et la fantasmagorie.
Son parcours est marqué par plusieurs résidences en France et à l’international, notamment en Nouvelle-Zélande et dans le désert d’Atacama, où il développe une recherche autour de la géologie, de la perception des milieux et de l’endémisme des sons.
ERRANCES GÉOGRAPHIQUES, MOUVEMENTS INTERNES
Les thèmes qui traversent le travail de Benjamin Gibert sont le voyage comme expérience introspective, le rapport d’échelle entre le corps et le territoire, et les mécanismes de construction de l’imaginaire. Ses compositions interrogent souvent la manière dont les paysages modifient la perception, jusqu’à faire émerger des formes proches du rêve éveillé.
Nourri par son travail antérieur pour la danse contemporaine, Benjamin Gibert développe une attention particulière au mouvement, à la respiration et au lieu. Entre écriture électronique, musique de textures et références cinématographiques, il construit une musique très visuelle, pensée comme un espace à habiter.
Du repli hibernatoire dans l’abbaye de Gemmes (2018), à l’euphorie dans les forêts nocturnes de Nightingales (2025), en passant par l’idylle sur les plages de Taihua (2019), sa musique entretient un rapport très métaphysique au réel : elle cherche autant à faire ressentir un environnement qu’à raconter un mouvement intérieur.
À travers ses projets, il défend aussi une approche artisanale et transversale de la création, où composition musicale, narration, image, spatialisation sonore et matière enregistrée se construisent en même temps. Chaque projet est pensé comme un écosystème autonome, avec ses propres textures et couleurs, ses mythologies et ses règles physiques.


